Hervé de Bressy, démocrate de Sainte Adresse

Sainte Adresse Démocrate

Le consommateur, le salarié, le Citoyen, la Démocratie

Posted by Hervé de Bressy on 6 décembre 2009

L’utilitarisme sarkozyste a encore frappé : l’Histoire-Géographie pourrait être réduite à une matière optionnelle en Terminale S. Sous-entendu : il s’agirait d’un savoir superflu, sans utilité directe pour la collectivité. On n’accepterait plus de l’enseigner qu’à quelques élèves motivés, au même titre que les langues “mortes”. L’Histoire-Géographie ne serait donc qu’une matière “morte” ?

Au fond, à quoi sert dans nos vies quotidiennes de connaître les ressorts de la montée des fascismes dans les années 1920, les mécanismes de la colonisation, les ressources économiques et industrielles des nations du monde, la problématique du développement etc. ? Rien de tout cela ne nous est utile pour faire nos courses en hypermarché, ni pour éxécuter les tâches qui nous sont assignées dans nos entreprises. Aux yeux des néo-conservateurs, il s’agit d’une culture “générale”, sans intérêt particulier.

Comment pourtant apprécier à sa juste valeur le débat bidonné sur “l’identité nationale”, sans connaissance du préalable vichyste de la “révolution nationale” (pensez aux affiches du maréchal Pétain avec la question “êtes-vous plus français que lui ?”) ? Comment comprendre la crise économique et financière sans savoir établir les parallèles avec celle de 1929 ou, plus méconnue, de 1873 ?  Comment savoir où nous allons si nous ignorons d’où nous venons et, pire encore, où nous sommes ?

Le citoyen capable de discernement, dans une société démocratique, se forme à l’école. Les choix politiques que l’on demande à ce citoyen au travers des échéances électorales ne peuvent s’apprécier qu’à travers une grille historique, économique, culturelle, géographique… La Démocratie ne peut s’envisager dans l’ignorance : les choix doivent être éclairés, faute de quoi ils se feront dans un cadre purement communautariste ou clientéliste.

Ravaler l’Histoire-Géographie au rang de matière optionnelle participe de la volonté de limiter les individus à leurs fonctions utilitaristes : des salariés serviles d’une part, des consommateurs dociles d’autre part.

Instruire de futurs citoyens semble ne plus faire partie des préoccupations de l’Etat.

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Programme du Conseil National de la Résistance

Posted by Hervé de Bressy on 1 novembre 2009

Nous sommes nombreux à en parler mais combien sommes-nous à l’avoir lu ? Voici donc le texte du CNR Sur lequel, il y a 65 ans, l’essentiel des forces politiques et sociales françaises résistantes s’étaient unies. Bonne lecture et bonne réflexion, à l’heure où d’aucuns veulent nous faire la leçon sur ce que c’est qu’être Français.

http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_Résistance

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On s’est encore fait avoir !

Posted by Hervé de Bressy on 31 octobre 2009

Malmenés par une “séquence” malheureuse (procès Clearstream, népotisme altoséquanais, mauvaise humeur des parlementaires UMP, dénonciation de la presse qui veut “détruire” sa majesté etc.), les grands communiquants de l’Elysée nous ont servi la parade et nous avons tout gobé : plus un journal, une radio ou une télévision qui ne nous serve le plat mal réchauffé de l’Identité Nationale. Autant de gagné pour que l’on ne parle pas du reste.

La manipulation continue…

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Au-delà des personnes, l’abdication du peuple

Posted by Hervé de Bressy on 24 octobre 2009

Les récentes affaires alto séquanaises ont été observées par le petit bout de la lorgnette. Notre actualité s’est focalisée sur la succession par primogéniture mâle, le népotisme, les intérêts politico-financiers, l’effet de cour, le retour des petits marquis etc. Tout cela est vrai, choquant, et a reçu son légitime flot d’indignation. Il s’en est suivi le recul, à mon humble avis seulement apparent, du fils du monarque.

Je crois cependant que l’aspect le plus profond de cette question n’a pas été abordé : notre démocratie malade d’elle-même au point que le peuple a de lui-même abdiqué sa souveraineté au profit des nouveaux patriciens.

A la base de tout celà, il y a la soumission d’un électorat qui, se voyant présenter un jeune homme de 21 ans (à l’époque) sans autres qualifications que son nom et l’investiture de l’UMP, l’a gaillardement élu au premier tour des élections cantonales de 2007. Il eut pu s’agir de n’importe qui d’autre, absolument n’importe qui, pourvu qu’il soit investi par le parti des puissants. A quand la nomination d’un cheval comme sénateur ?

L’abdication du sens critique qui a conduit à l’élection de ce garçon fonctionne à l’identique dans d’autres circonscriptions électorales, où des repris de justice, des industriels aux idées extrémistes, d’innombrables “fils de…” peuvent se trouver élus ou réélus, directement ou par l’intermédiaire de leurs hommes et femmes de paille, au travers d’un vote que l’on pourrait qualifier de décérébré et robotisé. Vous mettrez vous-mêmes des noms et des prénoms sur ces qualificatifs, tant les affaires ayant frappé ces personnages sont publiques et n’ont pourtant pas privé ces “personnalités” de leurs mandats. Pire, la confiance des électeurs leur a été moult fois renouvelée.

Dans cette affaire de l’EPAD, c’est donc le peuple qui est est en cause. Il a négligé son droit souverain sur ses dirigeants : l’abstention massive dans tous les votes - à l’exception de l’élection présidentielle - est une autre marque de cet oubli.

Notre mission de démocrates est de rappeler le peuple à son devoir.

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Conflit de générations

Posted by Hervé de Bressy on 13 juillet 2009

Le débat sur l’âge de départ en retraite est de nouveau sur la table, et l’exécutif cherche à faire sauter le verrou de l’âge officiel de 60 ans (même si les durées de cotisation rendent de plus en plus difficile de liquider sa retraite à cet âge), avec en ligne de mire 63, 65 voire 67 ans. Sachant qu’il est déjà difficile de travailler à 40 ans, et que le taux d’emploi des plus de 55 ans français est un des plus bas du monde développé, ce débat surréaliste revient à s’interroger sur l’opportunité de verser leurs revenus aux seniors via les caisses de retraite ou bien par l’indemnisation du chômage…
Les décisions prises pour - prétendûment - rééquilibrer nos régimes de retraite, seront peut-être comptablement efficaces mais ne me paraissent pas justes, car elles font porter à une génération le fardeau créé par la génération précédente, sans pour autant mettre à contribution cette dernière, qui se voit au contraire octroyer des avantages supplémentaires.
Le déséquilibre démographique actuel de nos systèmes de retraite date de la chute de la natalité française durant les 30 années 1965 – 1995. A bien y réfléchir, on constate qu’une même génération, celle dite du « baby-boom » née entre 1940 et 1960, aura cumulé la succession d’avantages suivants :

  • études courtes à faible coût ;
  • début de vie professionnelle jeune (20 ans et -) ;
  • peu ou pas de chômage pour morceller les carrières professionnelles ;
  • faible niveau de cotisations en montant et en durée (37 ans ½) ;
  • départ en retraite à 60 ans, sinon en pré-retraite encore plus tôt ;
  • fortes prestations de retraite (calculées sur les 10 meilleures années exemptes de chômage) ;
  • accès à la propriété facilité par les faibles prix de l’immobilier et l’inflation qui a facilité le remboursement des emprunts ;

Cette même génération, par choix de vie, a eu peu d’enfants et est responsable du déséquilibre démographique actuel, le taux de fécondité étant tombé un temps à 1.7 enfants par femme, alors qu’il faut dépasser 2 pour renouveler les générations et, entre autres choses, conserver un régime de retraites par répartition équilibré.
Avec l’allongement de la durée de vie, c’est à l’heure de partir en retraite (à 60 ans…) que cette génération se trouve hériter de ses parents. Hasard, c’est aussi à cette heure que, dans le paquet fiscal de 2007, on a de fait supprimé les droits de succession pour 5 milliards d’€ par an.
A l’inverse, la génération « étroite » née entre 1970 et 1990, doit supporter :

  • des études longues à coût élevé ;
  • un début de vie professionnelle tardif (25 ans et +) ;
  • le chômage, le travail précaire et les carrières discontinues ;
  • des cotisations élevées sur une longue durée (déjà 41 ans, puis bientôt 42, 43…) ;
  • un départ en retraite sans cesse repoussé (début de carrière à 25 ans + 41 ans de cotisation = 66 ans…) ;
  • des prestations de retraites réduites (calculées sur les 25 dernières années de carrières discontinues, revalorisations inférieures aux salaires etc.) ;

Qui plus est, cette génération étroite est à l’origine de la reprise de la natalité française, laquelle depuis une dizaine d’années et avec 2 enfants par femme équilibre pratiquement ses générations. Par rapport à leurs parents, la génération 1970-1990 doit donc supporter des charges de famille plus importantes, qui réduisent d’autant leur « pouvoir d’achat » mais augurent du rétablissement futur des comptes sociaux. Cette génération a le sentiment de devoir supporter le fardeau que lui ont laissé ses aînés, tout en se voyant privée des avantages que ces mêmes aînés s’étaient octroyés et dont ils continuent de bénéficier.
Le sens de la politique actuellement menée est dans la droite ligne de ce qui a précédé : mettre à la charge de la génération « étroite » tous les frais des avantages accordés à la génération « large », en clair continuer de faire payer par les enfants les dépenses excessives des parents. La même logique prévaut toujours dans l’accumulation des déficits et de la dette publique : la génération suivante pourra toujours se serrer la ceinture !
Il y a une autre politique, à mon sens plus juste, qui consiste à rééquilibrer les charges entre les générations, afin que la solidarité n’aie pas pour conséquence la paupérisation d’une génération au profit exclusive d’une autre. Je vous soumets ci-dessous quelques mesures qui iraient dans le sens d’un tel rééquilibrage :

  1. rétablir les droits de succession, et en utiliser le produit à équilibrer les régimes de retraites, et plus généralement mettre à contribution les revenus du patrimoine ;
  2. moduler les cotisations en fonction de l’âge : des cotisations plus faibles pour les salariés jeunes qui s’installent et sont loin de la retraite, ont leurs enfants à charge et doivent payer leur maison (à prix exorbitant), des cotisations plus fortes aux salariés “seniors” plus proche de la retraite, ayant payé l’essentiel de l’éducation de leurs enfants ainsi que leur logement ;
  3. moduler les cotisations de même que les prestations en fonction du nombre d’enfants à charge ou élevés (à l’inverse de ce qui est fait aujourd’hui, où l’on remet en cause les années supplémentaires de cotisation accordées aux femmes en fonction du nombre d’enfants élevés) ;

Aucun emprunt, aucune politique à crédit, ne viendra au secours de nos régimes de retraite, ni plus largement de nos régimes sociaux. Ceux-ci doivent retrouver un équilibre financier structurel, ce qui suppose de responsabiliser chaque génération face à ses propres dépenses.

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Incompréhensible à ceux qui n’y veulent rien comprendre

Posted by Hervé de Bressy on 27 juin 2009

Au fil des déclarations des deux chefs de l’éxécutif, il nous est expliqué que les déficits publics de la France sont trop lourds, et que la dérive des comptes de la Nation menace notre avenir. Fort bien, mais que nous est-il proposé pour y remédier ?

  • il n’est pas question de mener une politique de rigueur, “qui viendrait tuer dans l’oeuf toute reprise économique” ;
  • il n’est pas question d’augmenter les impôts, pour les mêmes raisons ;
  • il n’est pas question de renoncer aux baisses d’impôts déjà réalisées, même (et surtout) si elles sont contre-productives, comme les heures supplémentaires subventionnées ;
  • il est décidé de lancer un grand emprunt national, donc d’augmenter la dette, avant d’avoir réfléchi à quoi il pourrait servir ;

MAIS :

  • il faut dégraisser la fonction publique, particulièrement l’Education Nationale, à l’heure même où l’on affirme (des mots, des mots…) que les salaires des enseignants sont une dépense d’investissement et non de fonctionnement (ce que par ailleurs je conteste, mais passons…) ;
  • il faut réduire les prestations sociales (remboursements médicaux, retraites…) ;
  • les fonctions régaliennes de l’Etat sont privées de ressources (plusieurs tribunaux d’instance ne sont plus en mesure de payer leurs factures, ayant épuisé leur budget avant même la moitié de l’année !) ;

Bref, et si l’on s’en tient aux seuls discours, la politique à mener pour nous sortir de l’ornière des déficits et de l’endettement consiste à augmenter les dépenses en dehors des fonctions régaliennes de l’Etat, à ne pas augmenter les recettes mais au contraire à les diminuer, et au final à emprunter tous azimuts pour “relancer” une machine économique dont on dit pourtant qu’elle est irrémédiablement brisée.

Comprenne qui pourra ? Certains le peuvent.

A l’image de ce qui a été réalisé par les néo-conservateurs anglo-saxons, cette attitude totalement irresponsable a un objectif pensé, réfléchi, voulu : celui de détruire l’Etat en le ruinant et le privant de tout moyen d’action face aux oligarchies financières et industrielles.

Ainsi, comme l’a très bien expliqué François Bayrou dans “abus de pouvoir”, il n’y aura plus d’alternance possible. Le vrai pouvoir aura quitté le champ du contrôle démocratique, et les masses paupérisées devront leur subsistance au bon vouloir de quelques oligarques (l’épisode du chantage à la reprise d’Altis par M. Dassault à Corbeil-Essonne est, de ce point de vue, révélateur).

Il s’agit ni plus ni moins que de rétablir la société d’ancien régime. Malheureusement, nous savons tous comment cette société a trouvé sa fin.

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La révolte, la raison et l’utopie

Posted by Hervé de Bressy on 13 juin 2009

Après ces élections européennes où si peu d’électeurs (3% du corps électoral…) se sont déplacés en faveur de nos candidats et de nos idées, il est légitime de s’interroger sur notre engagement, sa finalité et son utilité. J’entreprends donc une revue de mes motivations personnelles qui - vous n’en doutez pas - expliquent pourquoi je continue d’estimer que notre combat est le bon. Je classe ces motivations en 3 catégories : la révolte, la raison et l’utopie.

1) La révolte

Je me suis engagé au Modem au soir de l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, en raison du rejet viscéral que suscite en moi les valeurs prônées par cet homme, si bien dénoncées par François Bayrou :

- l’argent affiché comme étalon de la réussite et la marchandisation de toute chose ;

- l’enfermement des individus dans une prédestination génétique ou sociale ;

- la confusion des genres politique et religieux et le travail de sape des fondements laïques de notre République ;

- la logique communautariste dans laquelle aucune démocratie ne sera plus possible : si chacun vote pour sa “communauté”, que deviennent les opinions ? C’est alors la “communauté” la plus nombreuse démographiquement qui impose son joug aux autres, ce qui ne peut s’achever que dans l’affrontement.

- la recherche perpétuelle de boucs-émissaires : les étrangers que l’on pourchassent, les chômeurs qui refusent “des offres raisonnables”, les “racailles” de banlieue, les grévistes qu’on “ne remarque plus”, les enseignants (chercheurs ou pas) qui ne “produisent” rien, les militaires “amateurs”, les magistrats “sournois” etc.

- l’alignement de notre pays sur les Etats-Unis et la réduction de la vocation universelle de notre modèle républicain à un simple rouage de défense de l’Occident, avec toutes les implications de “guerre des civilsations” que cela suppose ;

- le démantèlement systématique de tous les contre-pouvoirs : mise au pas du Parlement, gouvernement court-circuité, suppression des juges d’instructions, contrôle des medias, instrumentalisation des syndicats pour détourner les colères sociales …

- le délire sécuritaire qui permet la mise en place de tous les outils d’un futur contrôle totalitaire de la société : fichage ADN devenu systématique au nom de la poursuite des délinquants sexuels, pièces d’identité biométriques pour “lutter contre le terrorisme”, test ADN de filiation pour le regroupement familial des étrangers (contraire au droit français de la filiation basé sur la reconnaissance et non sur la filiation biologique), caméras de surveillance à foison pour nous “protéger” de la délinquance, contrôle de nos activités sur internet pour “protéger” les droits d’auteur, fichiers en tout genre (STIC, EDVIGE rebaptisé…) pour “légaliser” des pratiques anciennes qui ne l’étaient pas…

- l’arrogance méprisante du pouvoir à l’égard des pensées critiques ;

- etc., etc., etc. …

2) La raison

“Durable” est le trait commun à toutes les politiques prônées par le Mouvement Démocrate :

- des budgets publics à l’équilibre qui n’hypothèquent pas l’avenir de la Nation ;

- une utilisation responsable des ressources naturelles qui tient compte de leur renouvellement et de notre capacité à recycler ce que nous produisons et consommons ;

- le respect des générations futures par une approche des problèmes qui tient compte de la continuité historique : héritiers des générations qui nous ont précédé, tout ce que nous faisons aujourd’hui sera d’une manière ou d’une autre supporté par nos enfants. Nous n’avons pas le droit de vivre au crédit de nos héritiers, de même que nous n’aurions pas admis que nos parents nous abandonnent leurs dettes sociales, financières ou environnementales…

- la bonne gouvernance d’une Nation repose sur sa capacité à bâtir des compromis et des consensus. Notre système politique actuel, extrèmement puissant à donner la majorité et tous les pouvoirs à un seul parti, sinon à un seul homme, est incapable de faire dialoguer les différents courants de pensée pour les mener à des décisions collectives suscitant l’adhésion du plus grand nombre. Avec un tel système, notre pays commet des erreurs historiques à répétition, et permet l’accumulation de décisions injustes. En prônant le rétablissement de l’équilibre des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire, médiatique), à travers la juste représentation des différents courants de pensée dans les assemblées, le Mouvement Démocrate veut que chaque citoyen puisse légitimement s’estimer représenté par ses élus.

3) L’utopie

Nous rêvons d’un monde  :

  • humaniste plutôt que matérialiste ;
  • où l’avenir est une promesse plutôt qu’une menace ;
  • où la création et le savoir seraient par eux-mêmes des valeurs, sans besoin d’un étalon économique ou financier pour les mesurer ;
  • où la solidarité humaine s’étendrait entre des continents dont aucun ne serait le prédateur de l’autre ;
  • où les Français retrouveraient le goût de vivre ensemble ;
  • où les opinions différentes ne seraient pas un obstacle au débat et à la conduite de politiques justes et consensuelles ;
  • et bien d’autres rêves encore…

Conclusion :

Dans les dernières élections européennes, plus que le score décevant de notre mouvement ou la percée de tel ou tel, je retiens surtout que nos concitoyens ne se sentent plus concernés par l’exercice de la démocratie. Ils ne comprennent plus le sens de ce mode d’organisation de la société, ne perçoivent plus leur rôle de citoyen dans la prise collective des décisions, estiment que leur vote n’a plus aucune portée sur des décisions qui les dépassent, ne parviennent plus à dépasser le rideau de mensonges déversé sur eux par une presse complaisante avec le pouvoir. Les deux partis qui prétendent alterner sans partage aux affaires n’ont, à eux deux, rassemblé que 45% des votants et 16% du corps électoral. La totalité des mouvements susceptibles d’accéder à un gouvernement (y compris le nôtre) ne mobilisent pas même 30% des inscrits ! Comment donc gouverner un pays dans la légitimité, quand même la plus large des coalitions ne serait pas majoritaire dans le corps électoral ?

Le but de notre mouvement est la reconquête de notre démocratie et la réaffirmation du rôle du citoyen dans la chose publique. C’est un combat à contre-courant, les élections de dimanche dernier viennent de le montrer. Ce combat n’en vaut pas moins la peine d’être livré, faute de quoi notre pays dérivera vers un pouvoir autoritaire autant que discrédité. Privé de représentants légitimes, c’est dans la rue que le peuple exprimera sa volonté. En pareil cas, il est rare que la modération soit de mise.

Malgré les sarcasmes, les dénigrements et les coups tordus, il y aura donc encore un bulletin orange dans les élections futures. En revanche et en tant que militants, nous devons repenser notre mode d’action pour toucher le plus grand nombre de nos concitoyens. Personnellement, je crois au travail de terrain, de rencontres, de réseaux, un travail de fourmi qui seul, au bout de longues années, est susceptible au final d’infléchir la déliquescence de notre démocratie. La route sera plus longue que nous ne l’avions espéré, mais elle vaut toujours la peine d’être suivie.

Amitiés démocrates,

Hervé de Bressy

13 juin 2009

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Pétons un câble…

Posted by Hervé de Bressy on 22 mai 2009

La sarkozye délirante nous avait déjà pondu pas mal d’âneries, mais ces dernières heures auront été fécondes en imbécillités crasses. L’incarcération d’un enfant de 12 ans (!) ayant donné un coup de couteau à son enseignante m’était déjà apparue stupide (comme si la prison était le lieu où un pré-adolescent en crise profonde allait apprendre à maîtriser ses bouffées d’hormones !). Lorsque j’ai entendu hier parler de l’arrestation de deux enfants 6 et 10 ans à la sortie de l’école par 6 policiers, les bras m’en sont tombés. Lorsque Xavier Darcos a parlé de créer une brigade chargée de la fouille des élèves, j’ai cru être à l’écoute d’un épisode de la 4ème dimension… Font-ils n’importe quoi sans aucun contrôle ? Sont-ils des imbéciles ? Sont-ils devenus fous ? Que nenni.

J’en reviens encore et toujours à l’arithmétique de la victoire électorale de l’excité à gourmette, Rolex, Ray Ban et talonnettes : 65% des voix chez les plus de 65 ans. Jusqu’à présent les victoires électorales se réalisaient par le basculement de l’électorat jeune, féminin, ou salarié. Pour une part significative de cet électorat agé (pas la totalité, ni même la majorité, simplement une part significative qui a “glissé” vers Sarkozy en 2007), il existe une incompréhension, un rejet et une peur de la jeunesse, perçue et assimilée aux “jeunes” des banlieues, aux “sauvageons” de JP Chevènement, à la “racaille” de l’agité du kärcher. En agissant de la sorte, le pouvoir tente de remobiliser cet électorat qui avait fait sa victoire de 2007 (et aussi la qualification de Le Pen au 2ème tour en 2002).

En discutant ce matin avec une amie, qui me décrivait une scène où un groupe de pré-ados balançait des cannettes sur les voitures en centre-ville du Havre, je lui ai dit qu’il est bien joli pour le pouvoir de parler de répression, lorsque ce même pouvoir adopte un comportement totalement irresponsable : réintroduction de la publicité pour les alcools sur Internet, autorisation de la commercialisation de la boisson “Red Bull”… et alors que ce même pouvoir, obsédé d’un discours hypersécuritaire depuis maintenant 8 ans (déjà l’argument massue de la campagne présidentielle de 2002) a développé depuis lors un arsenal sécuritaire paranoïaque, avec des prélèvements d’empruntes génétiques à tout-va, du fichage sans contrôle, des peines automatiques, la télésurveillance sans limites, le traitement pénal des mineurs à l’égal des adultes, le délit d’appartenance à une bande… pardonnez-moi j’en oublie car il est impossible à un simple citoyen d’en tenir le compte, d’autant que cet arsenal se révèle chaque jour parfaitement inefficace, puisqu’il faut toujours de nouvelles lois pour pallier aux déficiences des précédentes…

Au moins, en tant que père de famille, lorsque j’entends ce tissu de bêtise criminelle, je sais pourquoi je me bats.

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Manipulations (suite)

Posted by Hervé de Bressy on 24 avril 2009

La presse a dénoncé l’antisémistisme virulent de Mahmoud Ahmadinejad lors de son discours de Genève. Afin de vous permettre de juger sur pièce, je vous reproduis ci-dessous l’intégralité de ce discours, avec ses excès et bondieuseries tels qu’ils ont été prononcés. Faites-vous votre propre avis et commentez librement. Pour ma part j’ai toujours su faire la différence entre sionisme et judaïsme, et c’est une nuance que M. Ahmadinejad maîtrise parfaitement. Apparemment ce n’est pas le cas de la presse française, pour qui l’antisionisme égale l’antisémitisme. Est-on un raciste antisémite parce qu’on s’oppose à la politique de colonisation de la Palestine?

Ne vous y trompez pas : je n’ai aucune sympathie pour le tribun populiste qu’est M. Ahmadinejad. Je n’en fais pas pour autant un nouvel Adolf Hitler, car il n’a pas, et de loin, le même pouvoir et encore moins la même idéologie. J’estime en revanche que la position géostratégique dans laquelle nous cherchons à enfermer l’Iran est contre-productive et porteuse d’immenses dangers. Si nous voulons préserver la paix dans cette région, nous devons comprendre ce qui motive la confrontation actuelle, à savoir la menace militaire permanente que l’occident (y compris la France à travers sa nouvelle base militaire à Abu Dhabi) et Israël font peser sur l’Iran. M. Ahmadinejad n’est pas l’Iran, tout comme M. Sarkozy (ou Mme Royal ?) n’est pas la France.

Malgré l’antipathie qu’ils peuvent suggérer en vous, ne perdez jamais de vue que les arguments avancés dans le discours ci-dessous sont entendus très favorablement hors du monde occidental. Tout simplement parce que M. Ahmadinejad appuie là où ça fait mal : l’incapacité occidentale à sanctionner Israël pour le traitement que cet Etat inflige aux palestiniens, sous prétexte de la mauvaise conscience  née de l’Holocauste qui a tué 6.5 millions de juifs dans les chambres à gaz (ce qui n’est pas un détail et qu’on ne m’accuse pas de révisionnisme !). Notre discours universaliste sur les droits de l’homme s’arrête de fait aux frontières de la Palestine. Comment le monde arabo-musulman pourrait-il ne pas y voir une injustice ? L’occident doit résoudre la question israélo-palestinienne en appliquant à Israël des sanctions de même nature que celles qui ont conduit l’Afrique du Sud à mettre un terme à l’apartheid, car c’est bel et bien une politique d’apartheid - sinon d’épuration ethnique - qui est menée par Israël dans les Territoires palestiniens.

 

“M. le secrétaire général des Nations Unies,
Mesdames et messieurs,

Nous sommes ici réunis, suite à la Conférence de Durban contre le racisme et les discriminations raciales, afin de nous accorder sur des lignes pratiques dans le cadre de notre campagne sacrée et humanitaire.
Au cours des derniers siècles, l’humanité a connu d’immenses souffrances et douleurs. Au Moyen-âge, les penseurs et scientifiques étaient condamnés à mort. Une période d’esclavage et de commerce d’êtres humains lui succéda, lorsque des innocents par millions furent capturés et séparés de leur famille et de leurs proches pour être conduits en Europe et en Amérique. Ce fut une période sombre qui connut également son lot d’occupations, de pillages et de massacres d’innocents.

De nombreuses années s’écoulèrent avant que les nations ne se soulèvent et combattent pour leur liberté. Elles sacrifièrent des millions de vies pour expulser les occupants et proclamer leur indépendance. Cependant les pouvoirs autoritaires imposèrent rapidement deux guerres mondiales en Europe, qui dévastèrent en outre une partie de l’Asie et de l’Afrique et causèrent la mort d’environ cent millions de personnes, laissant derrière elles une dévastation sans précédent. Si seulement nous avions retenu les leçons des oppressions, de l’horreur et des crimes de ces guerres, un rayon d’espoir aurait illuminé l’avenir. Les puissances victorieuses se sont proclamées conquérantes du monde, tout en ignorant ou en minimisant les droits des autres nations par l’imposition de lois et arrangements.

Mesdames et Messieurs,

Portons notre regard sur le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui figure parmi les héritages de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Quelle était la logique de l’auto-attribution du droit de véto par les grandes puissances ? Comment une telle logique peut-elle s’accorder avec les valeurs humanitaires ou spirituelles ? Se pourrait-il qu’elle soit en conformité avec les principes reconnus de la justice, de l’égalité devant la loi, de l’amour et de la dignité humaine, ou plutôt ceux de la discrimination, de l’injustice, de la violation des droits humains ou de l’humiliation de la majorité des nations ? Ce conseil est le centre de décision mondial le plus important pour la défense de la paix et de la justice internationales. Comment s’attendre à l’avènement de la paix et de la justice lorsque la discrimination est légalisée et que l’origine des lois est dominée par la coercition et la force plutôt que la justice et le droit ?

En dépit du fait qu’aujourd’hui de nombreux défenseurs du racisme condamnent la discrimination raciale par les mots et les slogans, des grandes puissances ont été autorisées à décider pour les autres nations, se basant sur leur propre intérêt et comme elles seules l’entendent. Elles peuvent facilement ridiculiser et enfreindre toutes les lois et valeurs humanitaires, comme elles l’ont montré.

Après la Seconde Guerre mondiale, elles ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terre une nation entière, sous prétexte des souffrances juives et des abus sur la question de l’Holocauste. Elles ont envoyé des migrants d’Europe, des États-Unis et d’autres parties du monde afin d’établir un gouvernement intégralement raciste en Palestine occupée et, de fait, à titre de compensation pour les graves conséquences du racisme en Europe, elles ont aidé à hisser au pouvoir les individus les plus cruels et les racistes les plus répressifs en Palestine.

Le Conseil de sécurité a contribué à la stabilisation du régime sioniste et a soutenu les sionistes durant les soixante dernières années, leur donnant un feu vert pour poursuivre leurs crimes.

Il est d’autant plus regrettable qu’un certain nombre de gouvernements occidentaux, avec les États-Unis, se soient engagés à défendre ces individus racistes responsables de génocide, alors même que la conscience éveillée et les esprits libres du monde entier condamnent les crimes sionistes d’agression, de massacres et autres brutalités commises lors des bombardements de civils à Gaza. Ces gouvernements ont toujours soutenu ou sont restés silencieux face aux actes infâmes du régime sioniste. Fort malheureusement la raison de leur soutien et de leur silence est que le sionisme égoïste et barbare est parvenu à pénétrer profondément leur structure politique et économique, ce qui inclut leur législation, leurs médias de masse, leurs entreprises, leur système financier et leurs agences de sécurité et de renseignement. Ils ont imposé leur domination au point que rien ne puisse être fait contre leur volonté. Dans certains pays, même les changements de gouvernement ne font jamais fléchir le soutien aux sionistes, bien qu’ils soient tous conscients de leurs crimes : cela est en soi fort regrettable.

Tant que la domination sioniste se maintiendra, de nombreux pays, gouvernements et nations ne seront jamais en mesure de jouir de la liberté, de l’indépendance et de la sécurité. Tant qu’ils seront au sommet du pouvoir, la justice ne triomphera jamais dans le monde et la dignité humaine continuera d’être offensée et piétinée.
Il est grand temps que l’idéal du sionisme, qui constitue le paroxysme du racisme, soit brisé.

Chers délégués, Mesdames et Messieurs,

Quelles sont les causes profondes de l’attaque U.S. contre l’Irak ou l’invasion de l’Afghanistan ? Quel était le mobile de l’invasion de l’Irak, en dehors de l’arrogance de l’administration U.S. d’alors et de la pression croissante, exercée par les détenteurs de richesse et de pouvoir, visant à étendre leur sphère d’influence par la défense des intérêts des grands fabricants d’armes, de l’annihilation d’une culture noble de milliers d’années d’histoire, de l’élimination d’une menace potentielle et concrète en provenance des pays arabes vis-à-vis du régime sioniste usurpateur, du contrôle et du pillage des ressources énergétiques du peuple irakien ? Pourquoi en effet près d’un million de personnes ont été déplacées et ont perdu leur logement ? Pourquoi en effet le peuple irakien a-t-il subi d’énormes pertes s’élevant à plusieurs centaines de milliards de dollars et pourquoi des centaines de milliards de dollars ont-ils été pris au peuple états-unien en conséquence de ces actions militaires ? L’action militaire contre l’Irak n’a-t-elle pas été planifiée par les sionistes et leurs alliés de l’administration U.S. d’alors, avec la complicité des grands fabricants d’armes ?

L’invasion de l’Afghanistan a-t-elle restauré la paix, la sécurité et le bien-être économique dans ce pays ? Les États-Unis et leurs alliés ont non seulement échoué à limiter la production de drogue en Afghanistan ; les cultures illicites de narcotiques se sont multipliées durant leur présence. La question essentielle est : quelle était la responsabilité et le travail de l’administration U.S. d’alors et de ses alliés ? Représentaient-ils les États du monde ? Ont-ils été mandatés par eux ? Ont-ils été autorisés, au nom des peuples du monde, à interférer aux quatre coins de la planète, et bien entendu particulièrement dans notre région ? Ces mesures ne constituent-elles pas un exemple clair d’égocentrisme, de racisme, de discrimination ou d’atteinte à la dignité et à l’indépendance des nations ?

Mesdames et Messieurs,

Qui est responsable des crises économiques actuelles ? Où les crises ont-elles commencées ? En Afrique ? En Asie ? Ou alors cela venait-il d’abord des États-Unis, s’étendant ensuite à l’Europe et à leurs alliés ? Ils ont longtemps imposé, par leur pouvoir politique, leurs règles économiques inéquitables à l’économie internationale. Ils ont imposé un système financier et monétaire dépourvu de mécanisme régulateur international adapté à des nations et gouvernements n’ayant aucune influence sur ses orientations et politiques. Ils n’ont même pas autorisé leurs citoyens à superviser ou contrôler leur politique financière. Ils ont imposé toutes leurs lois et règlementations, en dépit de toutes les valeurs morales, seulement pour protéger les intérêts des détenteurs de richesses et de pouvoir. Ils ont de plus donné une définition de l’économie de marché et de la compétition privant de nombreux États des possibilités offertes à d’autres dans le monde. Ils ont même transféré leurs problèmes à d’autres ; infectant leur économie avec des milliers de milliards de dollars de déficit budgétaire alors que la vague de crise sévissait. Et aujourd’hui ils injectent des centaines de milliards de liquidités provenant des poches de leur propre peuple dans les banques, entreprises et institutions financières en faillite, rendant la situation de plus en plus compliquée pour leur économie et leur peuple. Ils pensent uniquement à protéger leur pouvoir et leur argent ; ils ne se soucient guère des peuples du monde, ni même du leur.

M. le président,
Mesdames et Messieurs,

Le racisme est enraciné dans le manque de connaissances concernant la vérité de l’existence humaine comme créature choisie par Dieu. Il est aussi le produit de sa déviation du véritable chemin de la vie humaine et du devoir de l’humanité dans le monde de la création. L’absence de vénération consciente de Dieu, l’incapacité à réfléchir à la philosophie de la vie ou au chemin de la perfection, toutes ces entorses aux principales composantes des valeurs divines et humaines ont réduit le champ de vision de l’humanité, faisant des intérêts limités et individuels sa seule boussole. C’est pourquoi les cellules du pouvoir maléfique ont pris forme, puis étendu leur contrôle en privant les autres de chances équitables et justes. Le résultat a été l’élaboration d’un racisme débridé constituant la menace la plus sérieuse pour la paix internationale.

Sans aucun doute, le racisme est le symbole d’une ignorance profondément enracinée dans l’histoire, et il s’agit en effet d’un signe de frustration dans le développement de la société humaine. Il est donc extrêmement important de resituer les manifestations de racisme dans les situations ou les sociétés où l’ignorance, le manque de connaissances prévalent. Cette conscience et cette compréhension générales de la philosophie de l’existence humaine est le principal combat contre de telles manifestations. La clé pour comprendre la vérité selon laquelle le genre humain est centré sur la création de l’univers est un retour aux valeurs morales et spirituelles, et finalement la volonté de vénérer Dieu le tout-puissant. La Communauté internationale doit initier des actions collectives pour susciter la prise de conscience dans les sociétés souffrant toujours de l’ignorance du racisme, de manière à mettre un terme à la propagation de ces malveillantes manifestations.

Chers amis,

Aujourd’hui la communauté humaine est confrontée à un genre de racisme qui a terni l’image de l’humanité au début du troisième millénaire. Le mot « sionisme » incarne un racisme qui a faussement recours à la religion et abuse du sentiment religieux pour cacher sa haine et son horrible visage. Il est cependant très important de souligner les objectifs politiques de certaines des puissances mondiales et ceux qui contrôlent des intérêts économiques, des richesses énormes dans le monde. Ils mobilisent toutes leurs ressources, dont leur influence économique, politique et médiatique mondiale pour apporter leur soutien au régime sioniste et s’efforcent singulièrement d’atténuer l’indignité et la disgrâce de ce régime. Ce n’est pas uniquement une question d’ignorance et il est impossible de dompter de tels phénomènes par de simples messages culturels. Des efforts doivent être déployés afin de mettre un terme aux abus, par les sionistes et leurs soutiens, à l’encontre de la volonté politique et internationale et, en respect de la volonté et des aspirations des nations, les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans leurs combats visant à éradiquer ce racisme barbare, à avancer vers une réforme des mécanismes internationaux actuels.
Vous êtes, sans aucun doute, tous informés des complots de certains pouvoirs et des cercles sionistes contre les objectifs et les aspirations de cette conférence. Malheureusement beaucoup d’informations peuvent être diffusées dans un but de soutien au sionisme et à ses crimes, et il en va de la responsabilité des honorables représentants des nations de faire le jour sur ces campagnes qui sont en opposition avec les valeurs et principes humains.

Il devrait être admis que le boycott d’une telle conférence, d’une étendue internationale exceptionnelle, est une réelle indication du soutien à cet exemple manifeste de racisme. En défendant les Droits de l’homme, il est d’une importance capitale de défendre également les Droits des nations à participer équitablement à tous les processus de prise de décisions internationaux importants, hors de l’influence de certaines puissances mondiales. En second lieu il est nécessaire de restructurer les organisations internationales existantes et leur agences respectives. Cette conférence constitue ainsi un test et l’opinion publique mondiale nous jugera aujourd’hui et demain.

M. le président,

Le monde connaît des bouleversements fondamentaux. Les relations de pouvoir sont devenues si ténues et fragiles. Nous pouvons désormais entendre le bruit des piliers de l’oppression mondiale se fissurant. Les grandes structures politiques et économiques sont au bord de l’effondrement. Les crises politiques et sécuritaires s’intensifient. La crise émergente de l’économie mondiale, au sujet de laquelle il est difficile de faire d’heureux pronostics, démontre amplement la réalité des changements mondiaux profonds qui se manifestent de façon croissante. J’ai beaucoup insisté sur la nécessité de corriger la mauvaise direction dans laquelle le monde est aujourd’hui dirigé. J’ai également mis en garde contre les sévères conséquences si nous remettons à plus tard cette responsabilité cruciale. Aujourd’hui, dans le cadre de cet auguste et bénéfique événement, j’aimerais déclarer à tous les dirigeants et penseurs présents à cette conférence et engagés pour la cause de la paix, de la liberté, du progrès et du bien-être humain que la gouvernance inéquitable et injuste du monde arrive maintenant au bout du chemin. Cette issue était inévitable sachant que la logique de cette gouvernance imposée était oppressive. La logique de prise en main collective des affaires globales est en revanche basée sur de nobles aspirations se concentrant sur l’être humain et la suprématie du Dieu tout-puissant. Elle bute donc contre toute politique ou plan allant à l’encontre des intérêts des nations. La victoire du bon contre le mauvais et la mise en place d’un système mondial juste sont la promesse de Dieu et de ses messagers, et elle constitue un but commun pour les êtres humains des différentes sociétés et générations au cours de l’histoire.
L’avènement d’un tel avenir dépend de la connaissance de la création et représente la foi dans le cœur de tous les croyants. La réalisation d’une société globale est de fait l’accomplissement d’un système commun global dirigé avec la participation de toutes les nations du monde à tous les niveaux de prise de décision et au trajet certain vers ce but sublime. Les capacités scientifiques et techniques, ainsi que les technologies de communication, ont contribué à l’émergence d’une compréhension commune et répandue de la société humaine et ont posé les fondations essentielles à un système commun. Il incombe maintenant à tous les intellectuels, penseurs et dirigeants du monde d’assumer leur responsabilité historique avec la ferme conviction qu’il s’agit de la bonne direction.

Je souhaite en outre insister sur le fait que le libéralisme occidental, comme le communisme, connaît son crépuscule car il a échoué à percevoir la vérité du monde et de l’humanité telle qu’elle est. Il a imposé ses propres aspirations et sa propre direction aux êtres humains sans tenir compte des valeurs humaines et divines, la justice, la liberté, l’amour ou la fraternité, a réduit la vie à une intense compétition au service des intérêts matériels individuels et de groupe. Nous devons tirer les enseignements du passé en initiant des efforts collectifs pour relever les défis actuels. Dans cette perspective et pour conclure mon propos, je souhaiterais attirer votre aimable attention sur deux points importants :

- Il est absolument possible d’améliorer la situation mondiale existante. Cependant, force est de constater que cela n’est réalisable que par la coopération de tous les États afin de tirer le meilleur des capacités du monde. Ma participation à cette conférence est à mettre sur le compte de mes convictions concernant ces problèmes importants et à notre responsabilité commune pour la défense des droits des nations contre le sinistre phénomène qu’est le racisme.

- Une fois constatée l’inefficacité des systèmes politiques, économiques et de sécurité internationaux actuels, il est nécessaire de se concentrer sur les valeurs divines et humaines et en se référant à la véritable définition de l’humanité, basée sur la justice et le respect des droits dans le monde entier, sur l’admission des mauvaises pratiques dans la gouvernance mondiale passée, pour entreprendre des mesures collectives afin de réformer les structures existantes. Dans cette optique, il est essentiel de réformer rapidement la structure du Conseil de sécurité, ce qui implique de mettre fin au droit de veto discriminatoire et de réformer le système financier et monétaire mondial actuel. Il est évident que le manque de compréhension du caractère urgent de la nécessité de changement n’a d’égal que les coûts beaucoup plus conséquents de toute remise à plus tard de ces questions.

Chers amis,

Avancer vers la justice et la dignité humaines est comme suivre le rapide courant d’une rivière. N’oublions pas l’essence de l’amour et de l’affection. L’avenir radieux de l’être humain est un bien précieux pouvant servir notre cause en nous rassemblant pour ériger un monde nouveau empli d’amour, de fraternité et de bénédiction. Un monde dépourvu de pauvreté et de haine, méritant la bienveillance renouvelée du Dieu tout-puissant et le juste encadrement de l’être humain parfait. Joignons tous nos mains dans l’amitié en accomplissant notre part dans la réalisation d’un monde meilleur comme celui-là.”

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Manipulations

Posted by Hervé de Bressy on 21 avril 2009

Le discours du président iranien Ahmadinejad hier à Genève a fait l’objet d’une attention extrême. Son traitement par la machine médiatique et l’orchestration du discrédit jeté sur le personnage me semblent très inquiétants. Ce sont je crois les signes d’un repli sur lui-même du monde occidental, et de l’incapacité de ce dernier (ou plutôt des différentes nations qui le composent), à porter un message universaliste.

Lisons bien les termes du discours du président iranien : il a stigmatisé non pas la religion juive, mais le sionisme, à savoir la colonisation de la Palestine par le peuple juif malgré l’habitation millénaire de cette dernière par les palestiniens. Il a accusé Israël de mener une politique raciste à l’égard des palestiniens, et dans une certaine mesure aussi à l’égard des arabes israëliens. Il a accusé l’occident de faire cause commune avec Israël et de pratiquer une politique du deux poids, deux mesures : compréhension bienveillante envers l’extrême violence militaire appliquée (encore très récemment) aux populations civiles de la bande de Gaza, inaction face à la colonisation de la Cisjordanie, indifférence pour la vie misérable d’humiliations et de privations faite aux palestiniens, refus d’accepter les choix démocratiques des palestiniens lorsque ceux-ci ont confié le pouvoir au Hamas par les urnes à Gaza… alors que dans le même temps ce même occident se fait donneur de leçons en matière de droits de l’homme, notamment à l’égard de l’Iran accusé d’être “une nouvelle Allemagne hitlérienne”.

Les propos peuvent être qualifiés d’extrêmistes ou tout au moins de peu nuancés, mais des arguments percutants ont été avancés qui auraient mérité que l’on en débatte. Nous devons savoir que ce sont là des arguments qui portent non seulement dans le monde arabe, mais également chez tous ceux qui souhaitent déboulonner l’hégémonie occidentale sur les affaires du monde. Refuser le débat et stigmatiser les dirigeants iraniens, alors que nous savons qu’Israël envisage plus que sérieusement une attaque militaire aérienne de très grande ampleur sur l’Iran, est irresponsable. La diplomatie suppose que l’on parle avant tout avec ceux qui sont en désaccord avec nous, avec ceux qui sont en confrontation avec nous.

En quittant la salle de conférences, les représentants des nations occidentales qui n’avaient pas déjà boycotté la manifestation, ont tout simplement laissé les attaques de Mahmoud Ahmadinejad sans réponses. L’image donnée à la face du monde (le monde non occidental, s’entend, à savoir les 4/5èmes de l’Humanité), est désastreuse. Nul doute que cette image sera abondamment exploitée et travestie, montrant des diplomates européens quittant dans la honte une salle où règne un leader anti-occidental victorieux. Même si notre presse et nos dirigeants se déchaînent pour dénoncer l’antisémitisme d’Ahmadinejad (c’est d’ailleurs facile : de nos jours, quiconque gêne les intérêts israëliens est de facto un antisémite), elle ne nous explique toujours pas pourquoi nous devrions considérer l’Iran comme la principale menace sur la paix mondiale.

Que je sache, l’Iran n’a envahi personne récemment, et n’a utilisé sa force militaire, depuis la révolution islamique de 1979, que contre l’Irak de Saddam Hussein, qui était en cette occurence l’agresseur. Ce n’est pas l’Iran qui a envahi le Koweït en 1990, mais l’Irak. Ce n’est pas l’Iran qui a envahi l’Afghanistan en 2001, mais l’OTAN sous direction des Etats-Unis. Ce n’est pas l’Iran qui a envahi l’Irak en 2003, mais une coalition occidentale menée par les Etats-Unis avec l’effroyable bilan humain que l’on sait. Ce n’est pas l’Iran qui a installé des bases militaires à travers l’Asie Centrale, mais les Etats-Unis. Ce n’est pas l’Iran qui vient d’installer une base militaire à Abu Dhabi, mais la France. Ce n’est pas l’Iran qui s’est doté de l’arme nucléaire (à ce jour), mais Israël, l’Inde et le Pakistan, et ce sont les Etats-Unis qui disposent du plus vaste arsenal nucléaire du moyen-orient. Encerclé militairement aux 4 points cardinaux par des forces occidentales, entouré de puissances nucléaires parfois hostiles, la priorité stratégique de l’Iran est de rompre l’étranglement qu’on lui impose. Il ne faut donc pas s’étonner de voir ce pays tenter de contourner la pression occidentale à son égard, à travers des contre-alliances avec la Russie, la Chine et les pays du Sud d’une part, l’accès (non revendiqué à cette heure) à la dissuasion nucléair d’autre part.

La seule solution valable est le dialogue et non le refus de celui-ci. L’Iran a avant tout besoin de voir garantie sa sécurité, lui qui jusqu’à présent n’a agressé aucun de ses voisins et se voit quotidiennement menacé de frappes aériennes par le gouvernement et l’appareil militaire israëliens, après l’avoir été des années durant sous l’administration Bush. C’est ce dialogue que Barack Obama a cherché à mettre en place ces dernières semaines : le matraquage anti-iranien autour du discours de M. Ahmadinejad, savamment orchestré, ressemble avant tout à une manipulation destinée à saboter ces efforts. Personne ne semble pourtant rappeler que le président iranien n’a finalement que peu de poids dans la conduite des affaires de son pays : c’est l’Ayatollah Khamenei qui est le vrai décideur de la politique intérieure et extérieure iranienne. Pourquoi donc s’attacher aux diatribes d’un tribun populiste privé de véritable pouvoir ?

Il y a dans les think-tanks états-uniens et en Israël beaucoup de gens qui pronent une conflagration générale au proche et au moyen-orient. L’élection de M. Obama est pour eux une gêne, et il ne faut pas douter qu’ils n’en sont déjà plus à fourbir leurs armes pour contrecarrer la politique de la nouvelle administration. Depuis hier, ils ont ouvert les hostilités, en exploitant à leur profit l’image déplorable du président iranien auprès des opinions publiques occidentales. Ils cherchent à justifier l’agression prochaine de l’Iran qu’ils appellent de leurs voeux. Ne nous laissons donc pas manipuler.

Posted in Défense | 1 Comment »

 
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