Posted by Hervé de Bressy on 31st octobre 2009
Malmenés par une “séquence” malheureuse (procès Clearstream, népotisme altoséquanais, mauvaise humeur des parlementaires UMP, dénonciation de la presse qui veut “détruire” sa majesté etc.), les grands communiquants de l’Elysée nous ont servi la parade et nous avons tout gobé : plus un journal, une radio ou une télévision qui ne nous serve le plat mal réchauffé de l’Identité Nationale. Autant de gagné pour que l’on ne parle pas du reste.
La manipulation continue…
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Posted by Hervé de Bressy on 24th octobre 2009
Les récentes affaires alto séquanaises ont été observées par le petit bout de la lorgnette. Notre actualité s’est focalisée sur la succession par primogéniture mâle, le népotisme, les intérêts politico-financiers, l’effet de cour, le retour des petits marquis etc. Tout cela est vrai, choquant, et a reçu son légitime flot d’indignation. Il s’en est suivi le recul, à mon humble avis seulement apparent, du fils du monarque.
Je crois cependant que l’aspect le plus profond de cette question n’a pas été abordé : notre démocratie malade d’elle-même au point que le peuple a de lui-même abdiqué sa souveraineté au profit des nouveaux patriciens.
A la base de tout celà, il y a la soumission d’un électorat qui, se voyant présenter un jeune homme de 21 ans (à l’époque) sans autres qualifications que son nom et l’investiture de l’UMP, l’a gaillardement élu au premier tour des élections cantonales de 2007. Il eut pu s’agir de n’importe qui d’autre, absolument n’importe qui, pourvu qu’il soit investi par le parti des puissants. A quand la nomination d’un cheval comme sénateur ?
L’abdication du sens critique qui a conduit à l’élection de ce garçon fonctionne à l’identique dans d’autres circonscriptions électorales, où des repris de justice, des industriels aux idées extrémistes, d’innombrables “fils de…” peuvent se trouver élus ou réélus, directement ou par l’intermédiaire de leurs hommes et femmes de paille, au travers d’un vote que l’on pourrait qualifier de décérébré et robotisé. Vous mettrez vous-mêmes des noms et des prénoms sur ces qualificatifs, tant les affaires ayant frappé ces personnages sont publiques et n’ont pourtant pas privé ces “personnalités” de leurs mandats. Pire, la confiance des électeurs leur a été moult fois renouvelée.
Dans cette affaire de l’EPAD, c’est donc le peuple qui est est en cause. Il a négligé son droit souverain sur ses dirigeants : l’abstention massive dans tous les votes - à l’exception de l’élection présidentielle - est une autre marque de cet oubli.
Notre mission de démocrates est de rappeler le peuple à son devoir.
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